Aides de Jeu

Informations trouvées dans les archives du quotidien local, « Jour d’Austera ».

Concernant Foehn :

On ne dit rien de ses origines réelles sinon qu’une légende dont on n’explique pas grand chose disant simplement qu’une ou plusieurs légendes entourent ce personnage haut en couleurs.
Le journal explique, plus sérieusement, que Foehn s’était installé dans la Cité des Tours plusieurs années auparavant et qu’il avait gravi doucement mais sûrement dans les échelons de la société, grâce à sa grande érudition, à son charisme un brin « prédicateur forcené » toujours impressionnant, et à ses amitiés (notamment un certain Astir, un intellectuel progressiste, grand collectionneur d’ouvrages anciens).

Astir avait été nommé directeur du théâtre d’Austera alors qu’il n’est déjà plus tout jeune, et c’est lui qui avait désigné Foehn pour lui succéder. Le Gouverneur avait donc marqué sa très grande confiance en Astir en acceptant de nommer Foehn, au grand déplaisir des familles nobles locales qui auraient voulu obtenir la charge pour l’un des leurs. Ce fut relativement houleux, politiquement, car Astir était lui-même « un étranger », parachuté de la Cité des Tours quand il avait été nommé.

Le journal ne retient de ses deux années de direction du théâtre que ses incartades politiques en faveur des Firrans, son comportement peu « citadin » -il est une fois arrêté pour agression sur un notable harani local- et ses lubies particulières comme celle de ne jamais dormir que sous la voute céleste.

La faillite est une surprise pour tout le monde, y compris pour Foehn semble-t-il, qui se défend d’avoir été imprudent ou déraisonnable. Il n’en est pas moins que les banques locales confirment que les caisses sont plus que vides, des créanciers, pas toujours recommandables, se font connaître rapidement ensuite pour exiger le paiement des créances exorbitantes et l’on apprend également que l’homme lui-même s’avère couvert de dettes après la perte en mer d’une expédition qu’il aurait affrétée. On l’accuse d’ailleurs de l’avoir fait sur les fonds du théâtre.
Le Gouverneur révoque Foehn, il ferme le théâtre complètement et, à priori, « définitivement ». Le lieu est vidé de ses biens (meubles, magnifiques costumes, accessoires et quelques manuscrits de pièces de théâtre connues sont vendues aux enchères par les commissaires priseur). On lance un mandat d’arrêt contre Foehn mais le firran a disparu de la circulation. Tous ses biens sont saisi, à Austera et à la Cité des Tours.

Au sujet de la mort de Tamzen :

Il est le troisième fils d’une famille de notables issue d’un clan ancien et très respecté. L’article annonçant sa mort est élogieux malgré quelques sous entendus.
La direction du théâtre était une charge hors de sa portée comme les charges officielles sont habituellement consenties aux aînés. Sa vie sentimentale avait défrayé la chronique quand il était plus jeune et il avait depuis appris à être plus discret, (ou bien à vivre seul). Tamzen semble s’est jeté à corps perdu dans ces fonctions, il est même l’auteur d’un ouvrage qui traite de l’histoire du Palais des Théâtres, donc on ne comprend pas pourquoi il s’est suicidé.
On rappel que Tamzen, sous ses airs un peu secs, était un amoureux des arts et des lettres, et qu’il avait ses entrées auprès des commissaires priseur afin d’acquérir directement les objets et artefacts qui l’intéressaient. D’ailleurs les dernières fois, personne n’avait osé renchérir sur ses offres.

Le journal s’interroge sur la survie de l’institution après ce nouveau coup du sort et explique qu’afin de préserver les intérêts du Théâtre -il y aurait eu un mouvement de panique parmi les artistes qui sont regroupés sur le « Parvis »-, le Gouverneur aurait fait appel à une force extérieure en substitution de la garde. Il est précisé qu’une période de deuil va être observée rigoureusement pendant 3 semaines comme c’est toujours le cas avec les personnages officiels et qu’ensuite le Gouverneur pourra nommer un nouveau directeur, les pronostiques ne sont pas encore établis.

 
Bague de la défunte
bague