Attaque à Hatora

de Makie :

Après que Daruma se fut retiré, Makie resta seule avec le vieux Firran. Elle s’assit sur une chaise en face du lit, le regardant se reposer Malgré la fatigue, la douleur provoquée par sa blessure et quelques contusions, elle savait qu’elle ne pourrait dormir avant plusieurs heures, quand l’excitation du combat se serait enfin dissipée.
Décidément il faudrait qu’elle s’y fasse, son passé avait le don de ressurgir au moment où elle s’y attendait le moins. Quelle affaire le Firran voulait il régler avec Agapia et pourquoi ces types avaient voulu l’éliminer ? Elle aurait sans doute des réponses quand celui ci se réveillerait de son coma. D’emblée méfiante quand le Firran lui avait demandé où trouver Agapia, l’agression avait changé la donne, il s’agissait maintenant d’en savoir le plus possible et le plus rapidement possible et pour cela il faudrait sans aucun doute jouer franc-jeu avec lui.

Makie restait sur ses gardes mais elle pensait qu’il était peu probable que les agresseurs reviennent tout de suite : ils s’étaient pris une belle déculottée, une douzaine de morts, les survivants plus ou moins gravement blessés, ils ne reviendraient pas avant d’avoir rendu compte de leur échec à leur commanditaire et s’être réorganisés.
Elle sourit, c’avait quand même été une belle bagarre, Eien s’était révélé sous un jour inédit avec des pouvoirs de mage plutôt intéressants et destructeurs. Elle songea avec un détachement presque amusé au type transpercé de toute part par la croissance inopinée d’un olivier. Eien avait bien caché son jeu, mais il devait surement se dire la même chose en ce qui la concernait. Clodie avait aussi participé à la mêlée générale, ce qui l’avait étonnée car c’était une gentille fille qui était très douée dans son art mais pas dans celui du combat. Même si au final, elle avait été bien secouée et de surcroit blessée, elle avait révélé un courage certain. Elle sourit de nouveau en repensant aux jets de briques et même de lingots. L’intervention du prêtre Daruma avait été la bienvenue. Certes les agresseurs n’étaient pas des meilleurs, mais ils avaient l’avantage du nombre, et l’issue de la bataille aurait certainement été très incertaine sans son intervention. Makie n’aimait pas les prêtres, pour elle les dieux c’était de la foutaise et la seule déesse qu’elle ait jamais révéré était la dague qui ne la quittait jamais. Mais elle devait convenir que Daruma s’était révélé utile, sans compter les soins qu’il avait dispensé par la suite. De plus il avait un physique qui ne la laissait pas indifférente. Makie repoussa tout de suite cette idée, ce n’était vraiment pas le moment de se laisser distraire par ses sens.
N’empêche, ces types étaient des amateurs, sans doute des mercenaires recrutés à la va vite, ils avaient misé sur le nombre, une vingtaine pour s’attaquer à un vieux Firran, cela paraissait plus que facile… Mais pas organisés et prêts à faire face à une résistance, ils avaient été somme toute été mis en déroute par des adversaires au moins trois fois moins nombreux. Il aurait été bien plus sûr de faire appel à un assassin expérimenté, mais de tels services étaient chers, elle en savait quelque chose. Combien d’argent avait-elle fait économiser à Kodo, difficile à dire. Mais elle n’avait pas à se plaindre, si elle pouvait se permettre de vivre aujourd’hui sans activité réelle c’était tout de même grâce à l’argent qu’il lui avait octroyé durant les années à son service. Certes ses talents n’avaient jamais été rétribués à leur juste prix, mais elle ne pouvait oublier que sans Kodo son existence se serait terminée au fond du port de Caernod, son corps lesté par des pierres. Au fil des années ses rapports avec lui avaient d’ailleurs fini par se rapprocher de ceux d’un père et d’une fille, à ceci prêt que Kodo était une belle fripouille et elle une tueuse, pas vraiment un modèle familial. Pourtant c’est avec un brin de nostalgie qu’elle caressa le bracelet d’argent qu’elle portait au poignet droit et qu’un jour, contre toute attente il lui avait offert. Tout ceci était du passé maintenant, il y avait des choses plus urgentes à penser. Si elle retrouvait le commanditaire, elle se jura de lui faire regretter sa pingrerie.
La douleur dans la cuisse devenait sourde. L’estafilade sur son épaule ne saignait plus mais Makie était couverte de sang, du sien et de celui des agresseurs. Elle se sentit sale. Elle jeta un œil au Firran, il dormait toujours. Un brin de toilette ne lui ferait pas de mal. Et se changer également. Les cons, ils lui avaient bousillé son pantalon, certes en retour elle en avait bousillé un certain nombre, n’empêche c’était embêtant quand même. Elle n’aimait pas ces affrontements à découvert, l’issue était trop incertaine, le risque de blessure, trop grand. Rien ne valait une nuit sans lune, une ombre se mouvant sans bruit et une dague tranchant une carotide, ou bien une silhouette se découpant sur l’ombre dansante d’un feu et une flèche venant se ficher entre des omoplates. Elle avait rencontré des guerriers qui parlaient de l’importance de combattre avec honneur, mais l’honneur ne lui avait jamais paru être l’assurance d’une vie longue. Ce n’est pas qu’elle avait peur de la mort, on l’avait éduqué dès son plus jeune âge pour faire face à cette idée, mais elle avait bien l’intention de faire sa connaissance le plus tard possible.

Après s’être lavée soigneusement, avoir bandé ses blessures, elle enfila un short confortable et un tee-shirt en coton. Elle était toujours autant excitée et cela la mettait mal à l’aise car du plus profond d’elle resurgissait cette vérité dérangeante : tuer lui procurait une excitation à nulle autre pareille, un mélange d’euphorie et d’exaltation, un sentiment de toute puissance qui lui faisait chavirer le coeur. Longtemps, elle s’était voilée la face, mettant cette excitation sur le compte de la décharge d’adrénaline. C’était à la fois plus simple et totalement effrayant : elle aimait tuer. Un jour cette vérité lui apparue dans toute sa crudité et elle prit la décision d’arrêter de tuer pour de l’argent. C’est ainsi qu’elle avait quitté Kodo et qu’après un temps d’errance, elle avait rejoint les Cinquantièmes. Elle avait vu cela comme un nouveau départ, certes ses débuts dans les Cinquantièmes avaient été plutôt violents mais il s’était agi avant tout de se défendre et Agapia était quelqu’un qui valait qu’on la suive. Même si la notion de bien et de mal était chez elle toute relative, il lui paraissait que suivre Agapia était quelque chose de bien. Agapia qui était maintenant morte ou bien… A tout prendre il valait mieux qu’elle soit morte car l’endroit où elle avait été emmenée devait être un enfer.
Pour accélérer le retour au calme, elle se resservit un verre généreux de son mélange favori à base de rhum. C’était le seul luxe qu’elle se permettait, elle faisait venir à grand prix de la glace des sommets de Falcorth qu’elle entreposait dans sa cave, ainsi sa boisson était toujours bien fraiche. Elle alla s’installer sur la terrasse, alluma sa longue pipe en terre et contempla le ciel qui s’éclaircissait à l’horizon avec l’aube naissante.

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de Eien :

Eien referma la porte de sa maison, jeta à moitié son bâton dans un coin et s’écroula en soupirant longuement dans un fauteuil. La tête renversée contre le dossier, il repensa à ce qui venait de se passer. Bien joué la discrétion … à peine arrivé depuis quelques mois et il se grillait déjà complètement auprès du voisinage et probablement aussi de la ville d’Hatora toute proche où les gardes n’allaient pas manquer de s’interroger sur la façon étonnante dont étaient morts certains des assaillants. Il allait falloir commencer à penser à repartir sur les routes alors qu’il n’avait même pas fini d’aménager sa maison. Il soupira à nouveau.
Un groupe d’haranis étaient soudainement arrivés et avaient attaqué ses voisins alors qu’il faisait la sieste sous un olivier. Il n’avait aucune idée de qui avait fait quoi mais par réflexe il avait pris part à la bataille. Il ne connaissait pas bien Makie ou Clodie mais il n’allait de toute façon pas les laisser se faire tuer juste sous ses yeux. Les réflexes accumulés pendant toutes ces années s’étaient mis en marche et il avait commencé à incanter quelques sorts d’immobilisation. Mais les hommes avaient continué à se pointer de plus en plus nombreux, il avait même fini par être blessé assez salement au biceps. Il souleva le bras droit pour observer la trace encore bien nette de la blessure. C’était encore douloureux mais le sort du prêtre Daruma avait refermé le plus gros. Heureusement qu’il était arrivé, celui-là. Et heureusement que les assaillants restants avaient choisi de se barrer. Eien frissonna. Il avait failli laisser l’Autre prendre le dessus durant la bataille. Non. Il devait être honnête avec lui-même, il avait fait plus que commencer à prendre le dessus ! La blessure, le sang, l’avait déclenché. Il avait laissé la folie meurtrière l’envahir progressivement et ses sorts s’étaient petit à petit transformés de simple sort de contrôle en une magie faite pour blesser et finalement tuer ses ennemis. Eien eut une grimace à l’idée de ce qui se serait passé si les autres n’avaient pas décidé de fuir. Aurait-il fini par attaquer aussi Makie ou Clodie ? Le Firran soupira de nouveau. Il fallait absolument qu’il reste en contrôle, il ne pouvait pas se permettre de laisser l’Autre sortir encore une fois.

La suite avait été plus calme, la soudaine chute d’adrénaline après la fin du combat et la pluie sur son visage lui avait permis de reprendre rapidement le dessus. On avait soigné les blessés – enfin le cureton l’avait fait … A peine remise sur pieds, Clodie s’était terrée chez elle, ne sortant le nez que pour se plaindre qu’elle avait entendu quelqu’un gratter à sa fenêtre. Pas forcément étonnant vu le traumatisme qu’elle venait de subir, elle ne devait pas avoir l’habitude de ce genre de scènes sanglantes … On avait également amené le vieux Firran inconscient chez Makie. Eien ne le connaissait pas, celui-là, et n’avait fait attention à lui qu’à la fin de la bataille durant laquelle il avait été salement amoché. C’était probablement lui qui avait la clé de ce qui s’était passé aujourd’hui. Il allait suivre son rétablissement avec intérêt. Quitte à avoir tué plusieurs personnes, Eien voulait au moins avoir une idée pourquoi.

Le Firran sourit, il pouvait bien rester dans le coin encore quelques jours avant de disparaître à nouveau.

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de Daruma :

La nuit était déjà bien avancée lorsque Daruma rentra chez lui.
A peine à l’intérieur, la première chose qu’il fit, fut de s’agenouiller pour prier en silence. Une prière pour le salut des victimes de ce soir. Peu importe qu’ils soit amis ou ennemis, chaque âme avait le droit d’expier ses péchés et de trouver le repos dans la mort.
Il se redressa et jeta un œil autour de lui. Les banquettes, le piano, les cierges, la chaire et même un confessionnal… Il avait réussit à recréer un lieu dédié aux dieux. Un sanctuaire de paix et de quiétude. En entrant, même un non croyant se sentirait apaisé et protégé…Névtelen
Avant de monter rejoindre ses quartiers, il lui fallait encore allumer toutes les bougies. Un lieu de culte se devait de rester ouvert toute la journée. Peu importe l’heure, un fidèle pouvait vouloir prier son dieu, un incroyant pouvait avoir trouver le chemin de la foi….
Ce n’est qu’un fois sa tache accomplit que Daruma rejoignit son logis.
Il se prépara un thé et une fois installé, il put enfin repenser à la soirée.

A dire vrai il n’y avait pas grand chose à repenser. Il s’occupait tranquillement de son potager lorsque des explosions assez importantes se firent entendre. Il n’y prêta pas garde au début mais au bout de la 3 ème, il finit par allé voir ce qu’il se passé.
La scène était simple. Des habitants du quartier qu’il avait déjà croisé à quelques reprises, étaient attaqué par un groupe d’hommes. Son camps fut vite choisit… Et la bataille ne dura pas bien longtemps.
Les gardes arrivèrent pendant qu’il soignait les blessés, Un vieux Firran et une jeune Harani.
La jeune femme le surpris, la première chose qu’elle lui demanda était de savoir quand est-ce qu’elle pourrait retravailler…. Sa blessure n’était pas trop grave et 2 ou 3 jours suffiraient, mais il l’invita a rester tranquille 1 semaine… Il faut toujours se méfier avec ce genre de personne. Heureusement, après ça elle rentra bien sagement chez elle sans faire d’histoire….

Non c’est plutôt les 2 autres… Makie et Eien … Il avait vu leur regard… Un regard qu’il avait vu sur de nombreux champs de batailles….. Ils avaient prit des vies et ils avaient aimé ça… Ces 2 la sont dangereux… Il allait devoir s’en méfier… Et il allait devoir s’assurer qu’il ne représentent pas une menace pour les autres habitants…

Daruma soupira… Peu importe… Cette histoire n’avait rien a voir avec lui. Il ferait comme il avait dit à Makie. Demain il passerait voir comment se porte le Vieux Firran et la jeune demoiselle. Une fois assuré que tout est ok, il repartirait chez lui et ça en serait terminé de cette histoire.

Il finit son thé et attrapa le premier livre qui passait, il regarda la couverture et sourit… Encore cette légende du roi et de son épée magique retirée de la pierre… Il fallait vraiment qu’il fasse venir sa bibliothèque ici… Enfin il verrait ça demain….
Il se déshabilla et s’allongea dans son lit avant d’entamer la lecture de cette légende qu’il connaissait par coeur… Enfin peut-être découvrirait-il quelques nouvelles subtilités…

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de Makie :

Makie laissa Foehn sur la terrasse et descendit au rez-de-chaussée du comptoir passablement énervée. Elle rassembla néanmoins un peu de nourriture : du fromage, de la viande fumée et du pain. Après avoir déposé l’ensemble sur une assiette, elle remonta et posa le tout sur la table de la terrasse. Foehn paraissait somnoler. « Je vous ai laissé de quoi manger, enfin si vous n’avez pas trop peur que je vous empoisonne… »
Puis elle enfila une veste de cuir, changea de bottes et partit seller Le Gris. Une fois que son cheval fut prêt, elle l’enfourcha et partit au galop. Elle regardait sans le voir le paysage rude d’Arcum Iris défiler sous ses yeux, s’abandonnant à la sensation de vitesse et au rythme du galop. Lorsqu’elle sentit un certain calme l’envahir, elle laissa son cheval ralentir progressivement pour adopter un trot rapide puis elle fit demi-tour et rentra sur Hatora.
Lorsqu’elle revint deux heures plus tard, son humeur était maussade mais elle se sentait plus calme. Après avoir dessellé Le Gris et l’avoir pansé, elle alla remplir une carafe de mojito et s’installa sous le citronnier un verre à la main. Ce qui avait suivi le réveil du firran lui laissait un goût amer dans la bouche. Le firran était restait inconscient durant deux jours, elle l’avait alors déshabiller pour le laver et lorsqu’elle avait découvert une pièce identique à celle trouvée sur le lit d’Agapia, elle avait cru trouver la réponse au pourquoi de l’agression, elle avait cru également qu’il pourrait être un allié.
Le déstabiliser en ne lui rendant pas la pièce avec le reste de ses affaires avait été astucieux, lui montrer l’autre pièce qu’elle avait en sa possession ne l’avait pas été. Disait-il vrai en prétendant que la pièce appartenait à Agapia ? Ce qui était maintenant certain, c’est que Foehn était persuadé qu’elle était l’assassin d’Agapia, et que la pièce était lui appartenait en réalité. Ironie du sort, il la prenait pour l’assassin qu’elle n’était plus. Le ton avait monté, il avait même demandé à Eien et Daruma de l’arrêter, encore heureux qu’ils n’aient pas pris le parti du firran…
Dire qu’elle l’avait sauvé de l’assassinat, qu’elle avait pris soin de lui pendant deux jours et qu’elle l’avait nettoyé quand il avait souillé son lit et ses draps. Makie se demandait si elle n’aurait pas mieux fait de l’étouffer avec un oreiller. Elle rejeta cette idée, elle ne se pensait plus capable de tuer quelqu’un de sang froid mais elle n’avait pas envie de se mettre à l’épreuve.
Comment rattraper la situation ? Makie était sincère en disant qu’ils avaient besoin l’un de l’autre. Seul, affaibli, Foehn avait besoin d’aide et si Makie connaissait le passé lointain d’Agapia, elle ne connaissait pas la période qui avait précédé la deuxième fondation des Cinquantièmes. Il avait certainement des choses à lui apprendre.

Elle finit son verre. Elle avait bu juste ce qu’il fallait pour se sentir plus détendue sans que sa vigilance ne soit altérée. Elle rentra dans le comptoir et monta à l’étage. Foehn dormait sur la terrasse. Au moins elle pourrait dormir dans son lit. Elle loua Clodie qui lui avait donné de quoi purifier l’air de la chambre qui ne sentait plus maintenant les déjections félines. Elle ferma la porte qui donnait sur la terrasse et mit un seau derrière, elle savait se réveiller au moindre bruit mais deux précautions valaient mieux qu’une. Ce vieux fou de firran paraissait imprévisible.

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de Daruma :

La matinée était brumeuse et le temps un peu maussade. Daruma émit un soupir en buvant une gorgée de café, cette boisson plutôt rare par ici mais au combien délicieuse….
Quelques instants plus tard, un bruit à l’entrée se fit entendre. Il alla voir et un grand sourire illumina son visage. C’était une partie de sa bibliothèque personnelle.
– Enfin !!

Une petite partie certes mais depuis le temps qu’il l’attendait… Il donna un pourboire au livreur et commença a tout monter à l’étage tranquillement.
Il pouvait prendre son temps, l’enquête était enfin terminée. Une nouvelle officielle avait été diffusé après qu’il eu fait son rapport au capitaine et la vie allait pouvoir reprendre son cours.

Le rangement se passa plutôt bien, des livres sur l’histoire du monde, les continents, les peuples, des traités géographique… chaque livre était soigneusement rangé et entretenu.. Certains étaient des exemplaires uniques et très rares.
Il en vit passer un sur le chamanisme chez les Firrans et il pensa aussitôt à Nyssah. Elle logeait toujours chez lui mais était partis en vadrouille comme à son habitude.

– Elle va peut-être encore ramener un tonneau de vin , pensa-t-il en souriant.

Il avait eu des doutes sur elle au départ mais au final elle s’était avéré d’une bonne aide durant l’enquête ou dans les taches quotidiennes et d’une bonne compagnie, donnant un peu plus de vie à la chapelle. Il soupçonnait même certains hommes de ne venir que pour elle et pouvoir lui tenir compagnie.

– Elle avait l’air bizarre ces derniers jours.. Je me demande bien ce qu’elle va faire maintenant que l’enquête est terminée…. Retourner chez elle? Repartir part mont et par vaux? Rester? Nous suivre a Austera?

Austera… Oui c’était la prochaine étape, avec Makie, Clodie et Eien, pour suivre la piste du bracelet. Il avait envoyé un courrier à Pitikali pour qu’il commence a chercher des rumeurs sur une quelconque vente et gagner du temps une fois sur place. Il avait aussi espérer voir Cassandra mais elle avait disparut…

– Pour le moment tout le monde pense que je suis un « simple » prêtre et c’est pas plus mal… Même si je pense que le petit groupe est digne de confiance…. Il faut toujours garder quelques cartes dans sa manche…

L’harani fit une petite pause pour manger une pomme et boire une nouvelle tasse de café… Cet après-midi, il devait aider un voisin pour sa récolte. Une tache qui promettait d’être épuisante…. Mais au combien gratifiante …

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de Makie :

Makie avait pu renouer le dialogue avec Foehn. Les esprits s’étant apaisés de part et d’autre, elle avait convenu de l’aider à retrouver la trace de sa fille adoptive Tam. Celle-ci aux dernières nouvelles devait effectuer du transport de commerce avec un petit navire. Elle devait donc commencer sa recherche dans les ports à la recherche d’une jeune Haranie. Le départ prochain pour Austera pour enquêter sur la disparition du bracelet tombait bien, elle pourrait faire ainsi d’une pierre deux coups, sans compter que ce serait l’occasion de revoir sans doute Pitikali. Toutefois elle restait inquiète, d’une part pour la santé de Foehn qui se laissait dépérir, d’autre par sur ce qu’il avait laissé entendre concernant le sort d’Agapia. Si fallait le croire son enveloppe corporelle aurait pu survivre afin d’être utilisé à des fins auxquelles elle n’osait pas songer. La mort aurait été mille fois préférable…